On n’oublie pas : Gérard Darmon…

Connu pour ses rôles marquants au cinéma, Gérard Darmon s’est illustré ces dernières années non plus par ses performances artistiques, mais par des prises de position politiques très orientées, un soutien appuyé à certaines figures controversées, et un mépris affiché pour les mouvements populaires. Retour sur un virage public pour le moins inquiétant.

🇮🇱 Soutien sans nuance à Israël en pleine guerre à Gaza

En mars 2024, Darmon se rend sur une base militaire israélienne, affichant son soutien explicite aux soldats de Tsahal, en plein conflit Israël-Hamas. Un acte qui déclenche une vague d’indignation.

Pas un mot sur les civils palestiniens bombardés, pas un mot sur les enfants ensevelis sous les gravats. Darmon, lui, parle de “courage”, de “droit de se défendre”.

Cette posture pro-israélienne assumée est critiquée comme un alignement brutal, qui nie la complexité du conflit et la souffrance des innocents, des deux côtés.


🛑 Gilets jaunes : Darmon tire à vue sur les “emmerdeurs”

En 2019, alors que la France est traversée par un mouvement social inédit, Gérard Darmon ne trouve rien de mieux que de rejeter en bloc les revendications populaires. À ses yeux, les Gilets jaunes sont un problème, pas une alerte sociale.

Aucun mot pour les fins de mois difficiles, les violences policières ou la fracture démocratique. Darmon, bien au chaud dans le confort du star-system, dézingue ceux qui réclament simplement de quoi vivre dignement.

Une fois encore, la fracture entre peuple et “élite culturelle” se creuse, et Darmon choisit son camp : celui du mépris.


🧑‍⚖️ Soutien public à Depardieu, accusé de viols et d’agressions sexuelles

En 2023, Gérard Darmon signe une tribune de soutien à Gérard Depardieu, alors même que l’acteur est mis en cause par plusieurs femmes pour viols, agressions et comportements déplacés.

Darmon parle d’un “ami”, d’un homme “mal compris”, d’une cabale médiatique.

Rien sur les victimes. Aucun mot de compassion. Seulement une posture de défense virile et entre copains, bien connue dans les cercles du cinéma français.

Cette tribune choque : elle banalise la violence sexuelle et participe à la culture de l’impunité.


🎙️ Attaque frontale contre Mediapart pour protéger Éric Dupond-Moretti

En 2022, Darmon s’en prend violemment à Mediapart et Edwy Plenel, qu’il accuse de “salir des gens” — en particulier son ami Éric Dupond-Moretti, alors Garde des Sceaux et visé par une enquête pour conflits d’intérêts.

Pour Darmon, le journal d’investigation est coupable de faire… son travail. Et pour défendre “Éric”, il n’hésite pas à tirer à boulets rouges sur l’un des rares contre-pouvoirs médiatiques encore indépendants.

Ce qui ressort, encore une fois, c’est la loyauté d’entre-soi, cette culture du “on protège les nôtres”, même quand l’éthique vacille.


🎯 Conclusion : une voix publique de moins en moins audible ?

Entre défense systématique des puissants, mépris du peuple, aveuglement face aux accusations graves, et refus de la critique journalistique, Gérard Darmon donne le sentiment de s’accrocher à un monde révolu, où les artistes n’avaient de comptes à rendre à personne.

Aujourd’hui, cette posture semble datée, déconnectée, et surtout très problématique, à l’heure où les citoyens réclament transparence, responsabilité et humanité.

Et au fond, c’est peut-être ça le plus triste : on n’arrive même plus à regarder ses films de la même façon. Derrière le personnage, l’image publique a brouillé l’écran.